18 février 2026
Nathalie Bollen et son mari Thomas Vermeerbergen sont de véritables entrepreneurs dans l'âme. Ils dirigent non seulement les deux salons De Corbie, mais aussi le réputé institut de formation Academie Verbist. Curieux de découvrir comment ils parviennent à tout concilier, nous nous sommes rendus à Geel pour les rencontrer.
L'histoire de De Corbie commence en 2004, lorsque Nathalie ouvre un salon de coiffure à Geel. Issue d'une famille de coiffeurs, elle a grandi avec la passion du métier et l'esprit d'entreprise chevillés au corps. Thomas rejoint rapidement l'aventure. Aujourd'hui, l'équipe de De Corbie compte une vingtaine de collaborateurs. En plus du salon de Geel, un second établissement a ouvert ses portes à Korbeek-Lo, près de Louvain, avec le même succès.
Les « big five »
Thomas Vermeerbergen nous livre une partie du secret de De Corbie. « Le secret de notre réussite, ce sont nos collaborateurs. Ce sont eux qui font tourner l'entreprise. Nous les sélectionnons uniquement sur la base de leur passion pour le métier. C'est le fondement de tout. Une fois engagés, nous leur offrons la possibilité de se spécialiser grâce à un accompagnement personnalisé et des formations complémentaires. Ces dernières se concentrent principalement sur nos “big five” : les boucles, la couleur, les extensions, la kératine et le métier de barbier. Un autre élément clé est notre concept atypique : chez nous, l'ambiance familiale et l'authenticité sont au cœur de notre approche. Et nous constatons que les clients en ont vraiment besoin. »
Academie Verbist
En 2018, le couple franchit une nouvelle étape en reprenant l'institut de formation Academie Verbist. Thomas Vermeerbergen explique : « Nous étions convaincus de pouvoir apporter une réelle valeur ajoutée au secteur de la coiffure en matière de formation. Nous avions remarqué le niveau particulièrement élevé des coiffeurs issus de l'académie, notamment grâce à leur solide expérience pratique. Lorsque l'opportunité de reprendre l'école s'est présentée, nous avons sauté sur l'occasion. »
Les défis
Une telle croissance s'accompagne naturellement de défis et le parcours de ce couple d'entrepreneurs n'y a pas échappé. « Diriger trois entités en tant que couple n'est pas une mince affaire. Je pense notamment à la gestion de nos vingt collaborateurs répartis entre les deux salons et l'académie. Chaque établissement dispose d'un manager solide qui en assure le bon fonctionnement. Il est essentiel d'adopter la bonne approche : communiquer clairement, maintenir un dialogue constant, être à l'écoute du terrain, organiser des séances de coaching pour accompagner chacun dans son développement… En tant que dirigeant, il faut aussi faire preuve de fermeté et de stabilité pour garder le cap. Mais ce sont justement ces défis liés à la croissance qui rendent l'aventure passionnante. »
Oser se démarquer
L'exploitation de l'académie comporte d'autres défis, d'autant plus qu'en tant qu'école privée, elle ne bénéficie d'aucune subvention publique. Pourtant, le choix de ne pas devenir une école reconnue et subsidiée a été mûrement réfléchi. Thomas Vermeerbergen : « Nous avons étudié la possibilité de devenir une école agréée, mais cela nous aurait obligés à suivre un programme imposé, ce qui ne correspondait pas à notre vision. Nous voulions créer une école innovante, formant des diplômés solides, confiants et prêts à s'imposer sur le marché du travail. Nous souhaitons offrir le meilleur dans nos formations. Cette liberté nous rend plus flexibles et nous permet de rester à l'affût des dernières tendances tout en concevant nous-mêmes notre programme. Je pense que cette flexibilité constitue la principale différence avec l'enseignement traditionnel. Le nombre d'étudiants augmente chaque année, ce qui confirme que nous sommes sur la bonne voie. Il règne une véritable énergie positive autour de l'académie. Nous estimons également important d'oser sortir des sentiers battus : nous organisons un examen sous forme de séance photo, collaborons avec la Royal Academy of Fine Arts d'Anvers pour les défilés de fin d'études, participons à des festivals… Tout cela est essentiel, car nous voulons apprendre à nos étudiants à voir au-delà du simple fauteuil de coiffure. »