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Nouvelles du Secteur

Trajet de réintégration 3.0

20 avril 2026

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Tout ce que vous devez savoir en tant qu’employeur

Le secteur de la coiffure n’est pas épargné par la problématique des malades de longue durée. Maux de dos, douleurs au bras ou aux épaules, problèmes de peau dus aux produits chimiques… Autant de causes menant régulièrement à des absences prolongées. Depuis le 1er janvier 2026, de nouvelles règles s’appliquent à tous les employeurs en matière de réinsertion des employés en incapacité de travail.

 

Qu’est-ce qui change ?

 

1.      Prévention avant l’incapacité

Un aspect nouveau concerne le fait que si un employé risque de tomber en incapacité, il ou elle peut vous demander d’examiner la possibilité d’aménager son poste de travail, avant de se trouver en arrêt maladie. Vous êtes alors tenu de vous pencher sur cette demande et d’informer l’employé de votre décision.

 

Nouveau depuis mai 2024 :

Chaque employeur est en outre tenu d’effectuer une analyse des risques ergonomiques (risques musculosquelettiques : maux de dos, lésions aux épaules, mouvements répétitifs…) et de la mettre à jour chaque année. L’analyse porte notamment sur la présence d’outils ergonomiques, d’un poste de travail adapté ou de la variation des tâches. La prévention ne relève donc pas seulement d’une recommandation, mais d’une obligation légale. Avec Liantis, nous mettons au point une analyse sectorielle des risques ergonomiques entièrement adaptée au secteur de la coiffure. Nous organiserons un webinaire sur le sujet au mois de novembre 2026. Lisez attentivement notre newsletter pour vous y inscrire.

 

2.      Maintien obligatoire du contact

En tant qu’employeur, vous êtes tenu d’élaborer une procédure formelle de maintien du contact avec les employés en incapacité de travail et d’inclure celle-ci dans le règlement du travail. Cette procédure doit au minimum :

·         déterminer qui contacte le travailleur malade (gérant, responsable, RH…) ;

·         déterminer la fréquence à laquelle le contact a lieu ;

·         déterminer la manière dont le contact a lieu (téléphone, e-mail, visite…).

 

Important : ce contact vise à entretenir le lien social et à apporter un soutien, pas à contrôler la personne. L’objectif est de maintenir le lien entre le travailleur et le lieu de travail et de faciliter ainsi le retour. Le travailleur n’est pas obligé d’accepter le contact.

 

3.      Trajet de réintégration dès le premier jour

Le trajet de réintégration formel peut désormais être entamé dès le premier jour de l’incapacité de travail, si le travailleur est d’accord. À partir de huit semaines, le consentement du travailleur n’est plus nécessaire : un examen du potentiel de travail est dans tous les cas obligatoire par le médecin du travail.

La notion de « capacités résiduelles » est remplacée par celle de « potentiel de travail », reflétant une approche volontairement plus positive. Le but n’est pas de souligner ce que le travailleur n’est plus à même de faire, mais ce qu’il ou elle peut justement encore apporter.

 

Bon à savoir

·        Certificat médical : les travailleurs ne peuvent désormais plus être exemptés que 2 fois par an (au lieu de 3 x) de la présentation d’un certificat médical pour le premier jour de maladie.

·        Délai de rechute : le délai de rechute dans le cadre du droit au travail est prolongé de quatorze jours à huit semaines. Un travailleur qui retombe en incapacité dans ce délai n’a plus droit au salaire garanti.

·        Force majeure médicale : le délai d’attente pour initier une procédure de force majeure médicale est réduit de neuf à six mois d’incapacité de travail. Attention : cette modification vaut également pour les incapacités qui ont commencé avant le 1er janvier 2026.

·        Plateforme TRIO : l’échange d’informations entre le médecin du travail, le médecin traitant et le médecin-conseil de la mutualité se déroule désormais par le biais d’une plateforme numérique (TRIO).

 

Sources juridiques

·        Loi du 19 décembre 2025 exécutant une politique renforcée de retour au travail en cas d’incapacité de travail (M.B. 30/12/2025)

·        Arrêté royal du 17 décembre 2025 modifiant le code du bien-être au travail en ce qui concerne la réintégration des travailleurs en incapacité de travail et la prévention des absences de longue durée (M.B. 30/12/2025)